L’eau

« Après les fêtes où quelques excès ont parfois été commis, et pour préparer la détoxication du printemps, quelques mots sur le trésor de vie dont l’humanité de demain va cruellement manquer: l’EAU »

 

Les eaux de boisson
Notre corps contient environ 70% d’eau qui doit être en constant renouvellement car c’est dans un milieu aqueux que baignent nos cellules et c’est l’eau qui leur apporte leurs nutriments et qui emporte leurs déchets. L’eau est donc une composante fondamentale de notre alimentation.
La concurrence eau de ville / eau minérale se règle parfois par voie d’articles virulents dans la presse. Qu’en est-il exactement ? Autrement dit : quelle eau faut-il boire ?

 

L’eau du robinet
Après un traitement complexe, elle est exempte de germes. Est-ce à dire qu’elle est parfaite comme nous l’assurent les dépliants distribués dans les mairies ?
Dans certaines régions de Bretagne par exemple, l’imprégnation des sols est telle que les stations d’épuration sont incapables de dépolluer des nappes phréatiques saturées en nitrates. Or, si les nitrates ne sont pas dangereux, ils se transforment en nitrites puis en nitrosamines dans l’organisme, substances classées cancérigènes par l’OMS.

 

Mais il est une autre pollution particulièrement sournoise, c’est la pollution médicamenteuse. Tous les médicaments se retrouvent, eux ou leurs métabolites, dans nos rivières, qu’il s’agisse de nos propres médicaments (pilule, antibiotiques, antiinflammatoires, anticancéreux …) ou des médicaments vétérinaires. Mieux, par les eaux de pluie, tous les médicaments du monde sont relargués sur notre sol et dans nos rivières et vous serez probablement surpris d’apprendre que vous absorbez tous les jours (entre autres) la pharmacopée chinoise ou ayurvédique au même titre que le neuroleptique du voisin de palier. Certes il s’agit de doses infinitésimales, mais elles sont quotidiennes et du même ordre de grandeur que nos propres hormones. Ainsi des centaines de substances chimiques différentes forment elles un bruit de fond médicamenteux qui finit par perturber notre métabolisme.

 

Les stations d’épuration n’éliminent que 30 à 70% de ces polluants selon leurs capacités. Elles n’éliminent pas non plus complètement les pesticides et, toujours selon l’OMS, 10% des pesticides que nous absorbons viennent de l’eau du robinet.
Enfin, certaines molécules chimiques provenant de nos médicaments et qui avaient été dégradées par notre métabolisme se « recombinent » au niveau des stations d’épuration, c’est-à-dire se reconstituent, recouvrant ainsi leur toxicité.

 

Les eaux en bouteille
Captées en profondeur et naturellement buvables, les « eaux de boisson » ne subissent aucun traitement.
Il n’en est pas de même des « eaux de table » qui ne sont guère que de l’eau du robinet mise en bouteille.

 

Les eaux minérales sont :

  • Naturellement buvables
  • Ont une minéralisation constante
  • Et des domaines thérapeutiques bien définis.

 

Ce dernier terme est important : en théorie du moins, les eaux minérales sont
réservées à tel ou tel domaine thérapeutique précis.
De plus, aussi curieux que cela paraisse, elles ne sont pas toujours potables,
tout au moins au sens légal du terme. C’est à dire que, pour certaines, leur minéralisation excessive leur interdit une distribution au robinet. Elles peuvent être trop salées (Contrex) trop fluorées (Saint Yorre) etc. On peut certes les boire mais de temps en temps seulement.

 

Alors, quelle eau boire ?
Sauf dans les régions où les nitrates sont trop abondants pour être éliminés, l’eau du robinet est malgré tout suffisante.
Ceux qui veulent améliorer la qualité de leurs eaux de boisson ont à leur disposition les filtres à charbon actif et les filtres à osmose inverse.
Servies par de très efficaces campagnes publicitaires, les carafes à filtre de charbon actif éliminent le chlore et le plomb. Mais, outre que le chlore s’élimine spontanément quand on laisse reposer l’eau, les canalisations n’étant plus en plomb, celui-ci a la plupart du temps disparu de l’eau de boisson. Mais le filtre à charbon actif élimine aussi le calcium, ce qui n’est pas forcément un avantage.
Beaucoup plus chers, les filtres à osmose inverse donnent une eau très faiblement minéralisée. Ils enlèvent assez bien les pesticides et très bien les métaux lourds. Mais ils sont incontestablement onéreux.

 

Si on choisit de boire de l’eau minérale tous les jours, il faut des eaux très peu minéralisées comme Volvic ou Mont Roucous.
Il est d’ailleurs quelques circonstances où le recours à l’eau minérale reste indispensable.
La première concerne le nourrisson et l’enfant jusqu’à trois ans au moins. Ils ont besoin d’eaux très peu minéralisées, Mont Roucous ou Rosée de la Reine.

 

La seconde est la femme à partir de 45/50 ans surtout si elle est en danger d’ostéoporose. Elle peut alors boire une eau minéralisée calcique (Saint Antonin par ex) mais uniquement au cours des repas. En dehors, elle prendra de l’eau du robinet ou une eau peu minéralisée.
Même chose pour l’adolescent et surtout l’adolescente, car le capital calcique se fixe à l’adolescence. Il ne faut pas rêver quand même, ils préfèrent les différents colas dont la charge en potassium entrave la fixation calcique, préparant ainsi une magnifique ostéoporose dans les 30 à 40 ans à venir. Mais, quand on a douze ans, 30 à 40 ans, c’est vraiment l’éternité.

 

Docteur Alain Triaire février 2010

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